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Opération "1918 jeunes pour le Bleuet de France" au Roazhon Park de Rennes

 
 
Opération "1918 jeunes pour le Bleuet de France" au Roazhon Park de Rennes

stade

1918 élèves (nombre en résonance avec le centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre) se sont rassemblés au Stade Rennais pour accueillir la Flamme du Souvenir, laquelle avait été recueillie par une classe de Janzé sur la tombe du Soldat Inconnu, sous l’Arc de Triomphe, le 20 avril dernier.

           
La Flamme a symboliquement été remise à trois représentants des forces de sécurité (Armées, Gendarmerie nationale, Police nationale) par deux enfants, accompagnés de Patrick Dallennes, Préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du Préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest et de Nathalie Appéré, Maire de Rennes.

Quatre policiers du RAID sont descendus en rappel du toit du Roazhon Park.Un des policier du RAID, porteur de la Flamme, a ensuite été hélitreuillé au-dessus du stade, par un hélicoptère de la Gendarmerie.

 Lors du départ de la Flamme, les 1918 jeunes ont réalisé un « tifo » géant matérialisant un champ de Bleuets sur la pelouse du stade.

Cette manifestation d'envergure a fait l’objet d’un film sur le Bleuet de France qui sera diffusé à l’échelle nationale à l’occasion des commémorations du centenaire de l’Armistice 1918.

Retrouvez cette belle opération du le Facebook du Préfet de Bretagne et d'Ille-et-Vilaine.

bleuet

Au lendemain de la Grande Guerre, les Français ont eu un élan humaniste autour des centaines de milliers de jeunes hommes blessés et mutilés, lesquels devaient se reconstruire et s’insérer dans la société. Il fallut trouver des fonds, parallèlement aux aides de l’Etat, dans cette entreprise sociale sans précédent. Une idée de génie germa alors dans l’esprit de deux infirmières de l’hôpital des Invalides : créer un atelier où des soldats en convalescence confectionneraient de petits bleuets en tissu, et dont la vente alimenterait une cagnotte solidaire.

Un symbole national était né !

Car le bleuet était porteur de références.

Pendant la guerre, les jeunes recrues, vêtues du nouvel uniforme « bleu horizon », étaient appelées affectueusement des « Bleuets » par leurs anciens. Bleuets et coquelicots étaient par ailleurs les seules fleurs à pousser sur les sols dévastés par les combats, évoquant la force de la vie. Le coquelicot (ou poppy) incarna quant à lui le souvenir en Grande Bretagne et dans les pays du Commonwealth.

A partir de 1935, l’Etat officialisa la vente du bleuet chaque 11 novembre, alors que des ateliers de confection se multipliaient partout en France. En 1957, une nouvelle collecte fut autorisée, le 8 mai, au profit des combattants de la Seconde Guerre mondiale.

Qu’en est-il aujourd’hui du Bleuet de France ? Menacée de disparition, l’Œuvre fut confiée en 1991 à l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (Onacvg), établissement public sous tutelle du ministère des armées. Les campagnes de collecte, menées avec l’appui d’associations d’anciens combattants, de collectivités locales et de bénévoles de tous horizons, rassemblent chaque année un peu plus d’un million d’euros (en comparaison, le poppy rapporte 50 millions en Grande Bretagne). 

Depuis 2012, le sport professionnel français soutient cette action caritative : le Stade Rennais Football Club fut le premier à arborer le bleuet en match officiel.